Open data
Un exemple d’utilisation de données publiques dans le domaine de la santé
20/05/13
Le site « mon-hopital.fr », créé par un médecin spécialiste de santé publique et de la qualité des soins, permet de comparer les différents établissements hospitaliers d’un lieu de résidence. Ces informations sont mises en forme et disponibles grâce à l’utilisation de données en provenance de différents sites publics : la plate-forme data.gouv.fr, le site platines.gouv.fr (résultats des indicateurs de qualité mis en oeuvre par la Haute autorité de santé), le site « Ameli-direct »…
La mise en relation de ces données permet de mettre en avant le niveau de la qualité des soins des établissements, leur localisation, leur risque de dépassement d’honoraires, leur échec à la certification.
Source : ticsante.com
Alertes Administration Numérique N°5 – Vol.11
Une stratégie open data pragmatique à l’initiative des Etats-Unis
20/05/13
Les Etas-Unis font parti des états précurseurs en matière d’ouverture des données publiques depuis l’ouverture il y a 4 ans de la plate-forme data.gov. Actuellement, le portail américain donne accès à quelque 400 000 jeux de données, publiés par 180 administrations, de façon volontaire. Dans la continuité, la stratégie open data des Etats-Unis vient d’être clairement renforcée par une politique ferme. En effet, un décret présidentiel (Executive Order), publié le 9 mai, stipule que, par défaut, « les données générées par le gouvernement sont rendues disponibles dans des formats ouverts et peuvent être interprétées par les machines, tout en protégeant lorsque nécessaire, la sécurité, la confidentialité et la vie privée ». La stratégie affichée est de « pouvoir gérer l’information du gouvernement en tant que composant tout au long de son cycle de vie afin de favoriser l’ouverture et l’interopérabilité ». La nouveauté la plus prégnante est la volonté de livrer aux administrations un ensemble de lignes directrices, d’outils et de bonnes pratiques, avec l’obligation de s’y référer selon un calendrier donné.
Source : Le MagIT
Alertes Administrations Numériques N°5 – Vol.11
Enjeux des projets « open data » : de la publication à la réutilisation des données
20/05/13
A travers les échanges quotidiens de MARKESS International avec des responsables de projets au sein des collectivités locales, le frein le plus fréquemment évoqué pour l’ouverture des données publiques concerne les moyens à mettre en oeuvre pour parvenir à cet objectif de la meilleure façon qu’il soit. Les décideurs sont conscients de cette obligation de mettre à disposition les données publiques mais ils restent néanmoins dans une phase d’observation quant aux premières expériences en cours afin d’opter pour la solution la plus adaptée.
Ces projets ne sont en effet pas anodins en regard du contexte budgétaire du secteur public : c’est pourquoi ils sont menés avec prudence au même titre que les autres projets numériques de la collectivité.
Deux objectifs différents doivent être observés dans l’ouverture des données publiques :
- la publication des données pour l’information citoyenne,
- la mise en forme des données pour leur réutilisation et la création de nouveaux services sur le territoire.
Ce second point est plus complexe à mettre en oeuvre mais représente la forme le plus aboutie d’une démarche d’ouverture de données publiques. La collectivité ou l’administration publique devra relever les enjeux suivants :
- le format des données pour faciliter leur réutilisation et leur mise en corrélation avec d’autres données issues d’autres administrations par exemple,
- leur diffusion et leur visualisation par le grand public (outils pour permettre le croisement de données en ligne, pour faciliter la lecture…),
- leur pérennité dans le temps : mises à jour régulières, pérennité des formats à long terme pour leur visualisation…
- l’animation pour susciter la réutilisation des données par des acteurs tiers.
Enclencher un projet « open data » se révèle donc très vite un projet plus large que la mise en ligne de données sur un site web par exemple. Mais c’est aussi l’occasion pour l’administration de réviser ses processus de gestion de ces données entre les divers services internes et de mettre en oeuvre une stratégie de gouvernance des données plus pointue.
Enfin, se pose également la question du bon échelon de collectivités ou d’administrations pour déployer ces projets : communes, intercommunalités, départements, régions, Etat ? Quelle serait l’échelle de mutualisation pertinente ? Si toutes les collectivités n’ont pas forcément les ressources requises pour porter de tels projets, elles peuvent néanmoins préférer porter seules ces projets car l’ouverture des données publiques leur offre l’opportunité d’améliorer leur visibilité à l’égard de leurs citoyens et des acteurs externes en général.
Pour en savoir plus sur l’open data, consultez les tables des matières des études de MARKESS International sur le secteur public :
Alertes Administration Numérique N°5 – Vol.11
Refonte du portail « data.gouv.fr » : vers plus de collaboration
22/04/13
La mission Etalab a annoncé la refonte de son portail « data.gouv.fr » afin d’intégrer de nouvelles fonctionnalités en co-construction avec les acteurs de l’écosystème open data. Ces derniers pourront donc participer à la définition des fonctions à implémenter. Etalab transmet un formulaire aux acteurs concernés avec un série de questions sur l’amélioration de l’interface front-office notamment : « comment améliorer la collecte et la pertinence des données ? Comment faciliter la réutilisation et l’exploitation des données ? Quelle doit être l’expérience utilisateur sur le site ? Comment mieux insérer « data.gouv.fr » dans le réseau des ressources open data ? » Parmi les fonctions d’ores et déjà souhaitées sont mentionnées des outils de visualisation de données, une meilleure indexation ainsi que des modules statistiques.
Source : LeMagIT.fr
Alertes Administration Numérique N°4 – Vol.11
« Guide data culture » publié par le Ministère de la Culture
22/04/13
Le ministère de la Culture publie un guide pour la réutilisation des données culturelles. Il rappelle la législation en vigueur pour la diffusion des données culturelles, des exemples de réalisation ainsi que des bonnes pratiques.
Source : culture.gouv.fr
Alertes Administration Numérique N°4 – Vol.11
Le projet de loi de décentralisation confirme l’obligation d’ouverture des données publiques pour les collectivités
19/03/13
Le projet de loi de décentralisation confirme l’obligation pour les collectivités locales d’ouvrir leurs données publiques. Ce texte rappelle que les collectivités locales détiennent un patrimoine de données avec un fort potentiel de réutilisation et leur mise à disposition contribuerait au rayonnement local de la collectivité sur le plan économique. C’est pourquoi la mise à disposition des données électroniques deviendrait obligatoire via le site internet des collectivités ou via le portail data.gouv.fr. Les données budgétaires sont particulièrement ciblées : rapport sur les orientations budgétaires de l’exercice, rapport annexé au budget primitif, rapport annexé au compte administratif. Les délais de mise à disposition ne sont pas encore précisés. Les freins majeurs, d’ores et déjà repérés, sont la question des ressources des petites collectivités pour satisfaire cette future réglementation, la mise au bon format des données pour la réutilisation, etc.
Source : lagazette.fr
Alertes Administration Numérique N°3 – Vol.11
Open data : les projets à l’épreuve de la maturité
17/02/13
La mission Etalab donne une seconde impulsion à l’ouverture des données publiques, selon son nouveau directeur, Henri Verdier, qui affirme qu’il s’agit désormais de tirer profit de l’open data dans les politiques publiques. Des débats thématiques seront lancés en 2013 pour lever certains points de blocage comme le type de données à publier, échanger avec les acteurs de la santé, du logement, des transports, de l’éducation, des risques environnementaux, de l’emplois, etc. Une feuille de route doit préciser la stratégie du gouvernement en matière d’administration électronique et d’open data dans quelques semaines. En parallèle, les administrations, et en particulier les collectivités locales précurseurs, peaufinent leur stratégie ou se lancent dans l’aventure :
- Le conseil général des Hauts-de-Seine a ouvert son portail de données publiques en janvier 2013 sur lequel sont publiées des données relatives au budget, aux transports, à la solidarité, à l’environnement (localisation des arbres), à l’habitat. Ces données sont visualisables au format brut ou avec des outils de visualisation graphique. Elles sont publiées au format classique ou accessibles via une API pour les développeurs et sous la licence « open licence ». Ce portail répond à deux objectifs : la transparence de l’action publique et le développement économique en permettant l’accès des données aux professionnels. Le conseil général a mis les moyens pour se donner toutes les chances de réussite : gestion transversale du projet avec une cinquantaine de correspondants dans les services et disposant d’une culture « données » confirmée, la sélection de données dont la qualité peut être gérée durablement, l’association d’experts certificateurs des données, l’acquisition de compétences (spécialistes de l’information géographique, des nouvelles technologies, juristes pour les licences, des communicants) et le soutien des élus au plus haut niveau.
- La communauté urbaine de Bordeaux a réalisé un premier bilan de ses initiatives open data et constate que les premiers bénéfices ne sont pas concordants avec les attentes : seulement 8 applications créées et les développeurs concernés ne vivent pas de ce travail. Parmi les freins repérés sont notés le choix d’une licence obsolète qui conduit donc à un changement vers la licence ODBL, la quantité et la nature des données publiées, le peu de ressources avec seulement 6 personnes pour la collecte et la mise en ligne et aucun recrutement prévu à ce jour. Pourtant l’objectif est bien d’évoluer vers des données en 3D, ce qui représente une charge de travail en interne importante : un portage plus soutenu auprès des services apparaît nécessaire ainsi que l’installation de forums d’échanges pour communiquer vers l’extérieur, notamment vers les écoles, les universités, les développeurs, etc.
Exemple de la communauté urbaine de Bordeaux
Note des Analystes de MARKESS International
Dans le cadre de sa dernière étude dédiée aux collectivités locales, MARKESS International a analysé la volonté des collectivités d’avancer vers une stratégie open data. Un décideur sur deux annonce souhaiter enclencher une stratégie « open data » d’ici 2014. Pour en savoir plus sur l’open data au sein des collectivités locales
Source : Le MagIT, Décisions-Achats, La Gazette des Communes
Alertes Administration Numérique N°2 – Vol.11
Ouverture du portail open data de la Commission Européenne
21/01/13
La Commission Européenne a ouvert le 24 décembre 2012 son portail de données publiques qui référence 5 800 jeux de données en provenance d’Eurostat, de la direction générale de la commission européenne chargée de l’information statistiques. Le téléchargement est libre avec une réutilisation possible dans un cadre commercial ou non commercial.
Source : Clubic.com
Alertes Administration Numérique N°1 – Vol.11
L’IGN propose un portail de logiciels pour favoriser le développement d’applications géographiques
21/01/13
Les exigences de la directive Inspire booste l’IGN pour contribuer à la création d’une infrastructure globale de données géographiques en Europe et favoriser l’ouverture, le partage et la ré-utilisation de ces données. C’est pourquoi l’IGN propose depuis fin décembre 2012 un portail de logiciels utilisés en interne. Cette initiative intervient en complément de l’ouverture du Géoportail (site public des données géographiques en France) et du Géocatalogue (son moteur de recherche).
Source : leMagIT.fr
Alertes Administration Numérique N°1 – Vol.11
Le principe de gratuité des données publiques réaffirmé
21/01/13
La gratuité des données publiques pourraient devenir la règle selon le premier comité interministériel pour la modernisation de l’action publique (Cimap). Le secrétariat général pour la modernisation de l’action publique va étudier cette problématique d’ici le printemps 2013 afin d’en mesurer toutes les conséquences. Ce principe impliquerait la suppression des redevances actuellement perçues par certaines administrations. Le Cimap prévoie également de construire 10 services numériques de demain dans une démarche de laboratoire.
Voir les décisions 32, 33, 34 du rapport
Source : www.modernisation.gouv.fr
Alertes Administration Numérique N°1 – Vol.11