Organisation de projet ou production informatique
Interview du responsable de l’urbanisation de la DISIC
19/03/13
Luc Pierre-dit-Mery, en charge de l’urbanisation et de l’interopérabilité des systèmes d’information à la DISIC présente les intérêts d’une stratégie globale d’urbanisation des systèmes d’information de l’Etat, qui constitue un vaste ensemble complexe avec beaucoup d’acteurs. Il est donc nécessaire, dans un premier temps, de favoriser la compréhension commune grâce à un cadre partagé de travail : vocabulaire, cartographie… et de mettre en réseau les experts pour mieux s’identifier. La démarche globale est bien de casser la logique de production de systèmes d’information en silos pour évoluer vers une co-construction avec, comme objectif ultime, une meilleure qualité de services pour l’usager.
L’Etat comprend une variété de métiers importante avec des histoires propres et avec des caractéristiques RH spécifiques. Le premier enjeu est de faire comprendre que le numérique est un levier de transformation de l’Etat.
Les axes de travail majeurs comprennent :
- La gouvernances des données avec un travail sur les référentiels de données, sur les aspects décisionnels, la mise à disposition des données publiques, la normalisation des échanges… ;
- La rationalisation et la maîtrise du système d’information à la fois vis-à-vis des infrastructures, des réseaux, des centres de données, des couches logiciels…
Il est encore tôt pour mesurer les bénéfices des actions entreprises par la DISIC. Une feuille de route à 3 ans (2013-2015) sera publiée prochainement pour présenter le cadre stratégique commun de transformation des systèmes d’information de l’Etat.
La DISIC, c’est aussi des évolutions des ressources humaines informatiques avec un contrat de progrès signés par ministère et une communication auprès des éditeurs pour leur montrer que la gouvernance est en train de se mettre en place en matière de stratégie d’achats, plus homogène entre services.
Cadre commun d’urbanisation de l’Etat
Source : IT-expert Magazine, modernisation.gouv.fr
Alertes Administration Numérique N°3 – Vol.11
Rapprochement de la DISIC et de la DGME
22/10/12
La direction interministérielle des systèmes d’information (DISIC) et la direction générale de la modernisation de l’Etat (DGME) seraient amenées à se rapprocher, éventuellement par la création d’un secrétariat général à la modernisation de l’action publique. Jérôme Filippini, directeur originel de la DISIC, a été nommé très récemment directeur de la DGME. Il cumule désormais les deux fonctions. L’ensemble DISIC/DGME est placé sous l’autorité du Premier Ministre. Cette évolution viserait à rapprocher maîtrise d’œuvre et maîtrise d’ouvrage.
Source : Le Monde Informatique
Alertes Administration Numérique N°10 – Vol.10
Notes de tendances sur l’administration centrale : réduction des centres de coûts et projets innovants sous arbitrages budgétaires
25/09/12
Suite aux derniers entretiens conduits par MARKESS International avec des décideurs issus de directions ministérielles, la tonalité des échanges met en exergue la priorité donnée aux réduction des coûts induits par les systèmes d’information, les chantiers de modernisation et d’innovation étant relégués à l’arbitrage des décisions budgétaires dans le cadre de la loi de finances 2013.
La réduction des centres de coûts informatiques passe par une stratégie d’urbanisation des systèmes d’information de l’Etat sous la houlette de la Disic, qui œuvre à l’élaboration d’un POS : lorsque les ressources financières viennent à manquer, « on devient intelligent » en élaborant une stratégie transversale et mutualisée. Les postes concernés à court terme sont les infrastructures, les postes de travail et les réseaux.
La seconde exigence consiste à adapter les compétences SIC (système d’information et de communication) pour la bonne conduite des projets : des travaux interministériels analysent ces besoins en compétences, ce qui se traduira à moyen à terme par des choix en matière d’internalisation et/ou d’externalisation de certaines compétences.
De manière générale, il est noté une augmentation des missions et des urgences, en parallèle de moyens qui se raréfient. Cette difficile équation est au détriment de chantiers comme la dématérialisation de documents et procédures, l’archivage électronique, de gestion de l’information ou encore de projets applicatifs dédiés à la modernisation de métiers spécifiques. Ces chantiers de modernisation ne sont pas pour autant abandonnés mais ne seront probablement pas conduits à moyen terme selon le périmètre envisagé initialement : par exemple, le périmètre d’un projet de GED pourrait être restreint sur un type de document ou encore un projet de dématérialisation n’intégrerait pas toutes les briques envisagées à l’origine (GED, archivage, collaboratif, courrier, messagerie). Les arbitrages budgétaires en cours auront le dernier mot sur les priorités.
Alertes de l’administration N°9 – Vol.10
Informations issues d’entretiens conduits par MARKESS International avec l’administration centrale
Quelle gouvernance pour les grands programmes informatiques de l’Etat ?
25/09/12
Un rapport sur le pilotage et l’audit des grands programmes informatiques de l’Etat, publié par l’Inspection générale des Finances et le Conseil Général de l’Economie, de l’Industrie, de l’Energie et des Technologies, pointe le doigt sur les manquements en matière de gouvernance des grands programmes informatiques de l’Etat. Ce rapport appelle au renforcement du rôle de la DISIC afin qu’elle se positionne comme une DSI groupe, auprès de laquelle doivent être pilotés les projets dès leur phase amont. Le rapport reproche le manque de prise en compte de la transformation des organisations inhérent aux projets informatique, la mauvaise évaluation des compétences nécessaires conduisant à la sous-traitance à outrance, la dilution des responsabilités et l’effet tunnel des projets.
Source : CIO
Alertes de l’administration N°9 – Vol.10
Rationalisation des processus et des SI des ministères : premiers exemples reconnus
23/08/12
Les ministères travaillent à la rationalisation de leurs processus et systèmes d’information pour être plus performants à moindre coût. C’est notamment le cas du Ministère du Travail qui a transféré son système d’information dans le datacenter de la gendarmerie, acquérant ainsi une performance accrue en terme de sécurité mais aussi de coûts moindres grâce au recours à la virtualisation et à l’économie du loyer des locaux hébergeant auparavant ses systèmes d’information. Un second exemple est celui du Ministère de la Défense qui a entrepris la rationalisation de son parc applicatif : il s’agit de passer de 850 applications d’informatique de gestion à environ 300-350 en 2014.
Source : cio-online.com
Alertes de l’administration N°8 – Vol.10
La direction générale de l’aviation civile se dote d’une DSI de l’informatique de gestion
18/07/12
La direction générale de l’aviation civile (DGAC) a mis en place une DSI au bénéfice de l’informatique de gestion, en parallèle de sa DSI technique. Cette DSI, rattachée directement au secrétariat général, a notamment conduit la modernisation du SI financier, du SIRH et travaille sur un portail intranet (applicatifs, information/communication, communautés virtuelles…). Cette DSI était nécessaire pour évoluer vers l’amélioration de la performance en interne, un certain retard ayant été pris à ce sujet. Les défis à venir consistent à consolider l’implantation de cette DSI avec des compétences humaines et un budget stable. Enfin, il s’agit de coordonner aussi pour elle d’un défi culturel : au-delà de l’aspect technique de l’informatique, il s’agit de faire en sorte que le personnel s’approprie les usages associés (portail applicatifs….). Soixante communautés sont actuellement identifiées et représentent 10% du personnel. La culture du réseau devrait renforcer cette politique de communautés.
Source : CIO
Alertes de l’administration N°7 – Vol.10
Interview de la secrétaire générale de la DSI Agirc-Arrco quant au pilotage des coûts
21/05/12
La DSI « retraite complémentaire » a été créée pour gérer le PGI « usine retraite », qui gère à la fois l’encaissement des cotisations et le paiement des retraites. Un programme de convergence informatique a été engagé depuis plusieurs années avec notamment pour objectif la maîtrise des coûts qui se décline en 2 axes :
- Le pilotage du projet « usine retraite » qui représente 300 millions d’euros sur 6 ans,
- Les coûts informatiques avec la mise en place d’un modèle d’analyse des dépenses informatiques.
Il s’agit désormais de travailler dans le prévisionnel et, d’ici 2014, d’organiser les axes de réduction des coûts informatiques en concertation avec les groupes de protection sociale et de dégager des ressources pour financer les grands projets de 2014 et au-delà.
Source : CIO Online
Alertes de l’administration N°5 – Vol.10
Rationalisation informatique des systèmes d’information de la Commission européenne
24/01/12
En 2010, un groupe de travail a été mandaté par le secrétariat général de la Commission européenne, pour auditer les systèmes d’information de la Commission européenne et proposer des mesures de rationalisation. Les systèmes informatiques de la Commission européenne se résument en effet par les chiffres suivants : plus de 2 500 systèmes informatiques, 3 800 personnes, fonctionnaires européens et consultants, achètent, développent et maintiennent ces systèmes, soit près de 15% des personnels employés par la Commission. Un empilement de systèmes s’est créé au fur et à mesure de la croissance des institutions européennes et de l’arrivée de nouveaux Etats-membres. Par exemple, pour le seul suivi des décisions communautaires, il existe 450 systèmes répartis sur 23 directions générales. L’empilement des systèmes a un coût chiffré à 500 millions d’euros pour la seule année 2011. La principale faiblesse pointée du doigt est l’organisation interne en terme de conduite de projets informatiques, projets conduits la plupart du temps de manière décentralisée par chaque direction, sans mutualisation sur des sujets communs. Pour preuve, la direction informatique, rattachée à la direction générale de l’administration, gère seulement 40% des dépenses informatiques de la Commission.
Source : Acteurs Publics
Alertes de l’administration N°1 – Vol.10
Proposition de loi du Sénat : modification du processus d’achèvement de la carte intercommunale
1/11/11
Alors le gouvernement actuelle prévoie, dans le cadre de la loi sur la réforme territoriale, d’achever le regroupement des communes en intercommunalités dans le courant de l’année 2012 et selon un schéma prédéfini par les préfets, les sénateurs viennent à la rescousse des élus locaux en proposant de nouvelles modalités pour l’achèvement de la carte intercommunale : achever les regroupements avant fin 2013, donner plus de poids aux élus dans le processus de décisions, conservation de syndicats existants entre plusieurs communes, en particulier sur l’école et en matière sociale. MARKESS International rappelle que la mise en place de l’intercommunalité a un impact sur le déploiement de projets et en particulier liés aux TIC : ralentissement des projets dans l’attente de l’achèvement de la carte intercommunale avec cependant des perspectives de services informatiques mutualisés lorsque celle-ci sera stabilisée.
Source : la gazette.fr
Alertes de l’administration N°19 – Vol.9
Interview de Jérôme Filippini, DSI de l’Etat : gouvernance, agilité, externalisation
30/09/11
Créé début 2011, la DISIC est constituée d’une équipe auprès du 1er ministre et est en charge de la stratégie, de l’urbanisation, de la maîtrise des couts et de la gestion des risques des systèmes d’information de l’Etat. Elle s’attache à installer une gouvernance commune en ré-haussant les DSI des ministères auprès des directions générales afin qu’elles soient intégrées en amont des réflexions. Une vision en silo n’est en effet plus possible car cela coûte cher. Il s’agit également de concevoir un Etat agile malgré la difficulté de la tâche pour embarquer tous les acteurs. Si une architecture SOA globale s’avérerait trop complexe à mettre en œuvre, il s’agit avant tout d’intégrer des cycles plus courts dans la production des projets, d’obtenir des solutions réplicables, de produire des génériques et d’éviter de réinventer le roue. D’autre part, le rôle de la DISIC est d’accompagner l’avènement de l’e-administration avec une volonté générale d’orienter les systèmes d’information vers le service à l’usager : le front-office vient influencer les systèmes internes. La rationalisation du patrimoine applicatif n’est jamais terminée : si Chorus et l’ONP marque des avancées, des démarches de types ERP seront probablement encore nécessaires pour centraliser et aligner les organisations. Enfin, l’externalisation reste toujours une solution non négligeable car l’Etat n’a pas la capacité de tout conserver, néanmoins certaines données associées à des fonctions souveraines n’ont pas vocation à être hébergées à l’autre bout du monde. La DISIC travaille actuellement aux recommandations à respecter en la matière.
Source : Le Journal du Net
Alertes de l’administration N°17 – Vol.9