Organisation de projet ou production informatique

L’agence régionale de santé d’Auvergne prépare son plan de développement numérique

Le groupement de coopération sanitaire « système d’information médical partagé en Auvergne » (GCS SIMPA) a sélectionné un prestataire pour mener à bien son projet régional dans le cadre du programme « Emergence », financé par l’agence des systèmes d’information partagés de santé (Asip santé). La mission consiste d’une part à consolider la maîtrise d’ouvrage par la réalisation d’une étude juridique et d’une étude de la stratégie de communication et d’autre part à définir le plan de développement de l’Espace Numérique Régional de santé (état des lieux des systèmes d’information de santé auprès d’environ 140 établissements, production d’un schéma directeur décliné par projet).

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Source : TIC Sante

Alertes de l’administration N°16 – Vol.9

Cas de la direction générale des finances publiques : stratégie des systèmes d’information

La DGFIP s’appuie sur un plan stratégique informatique dont les 2 axes sont la maîtrise du système d’information et la maîtrise des coûts :

A – Maîtrise du système d’information

-  Les systèmes d’information jouent un rôle de premier plan au sein de la DGFIP : la direction générale a donc décidé que tout projet (jusqu’aux assistances à maîtrise d’ouvrage) doit obligatoirement être examiné par le service des systèmes d’information. L’équipe de 5 000 personnes dispose de compétences très pointues mises à profit pour la stratégie de maîtrise des systèmes : ceci implique un découpage et une connaissance des systèmes brique par brique, aucune solution globale n’est acquise sur le marché ;

- Dans un contexte de restrictions budgétaires, il n’est plus exigé de l’informatique que des services générant des gains de productivité. Le service des systèmes d’information de la DGFIP ne fait pas plus ni moins que tout autre service de la DGFIP en matière de réduction budgétaire : la modernisation des systèmes d’information reste donc un enjeu clé ;

- Il a été fait le choix de standards ouverts pour faciliter le changement de prestataires ou d’infrastructures, les standards ainsi définis étant appliqués à chaque nouveau projet. Une gouvernance technique (comité technique d’architecture et d’infrastructures) est garante de ceux-ci ;

- L’externalisation est maîtrisée. Elle est pratiquée pour les phases de réalisation tout en imposant les choix technologiques. Elle n’est pas pratiquée pour les phases de conception et de tests car il y a la volonté de conserver la maîtrise des systèmes. D’autre part, une phase de ré-internalisation semble être en cours : de nouveaux projets vont pouvoir être conduits par des ressources internes grâce à la réaffectation de personnel de projets anciens arrivés à leur terme. L’externalisation représente aujourd’hui 17% de la force informatique en nombre de jours hommes. S’il y a une faible externalisation des activités de production, il est tout de même nécessaire d’y recourir lors des périodes de pics de charge et s’il y a des besoins en compétences spécialisées. Néanmoins, le taux d’externalisation diminue d’année en année.

Exemple du système supportant la télédéclaration d’impôts (TeleIR) : le nombre de télédéclarants va croissant chaque année (+ de 12 millions en 2011). La montée en volume implique de construire une nouvelle plate-forme, avec pour objectif 20 millions de télédéclarants. D’autre part, cette reconstruction va permettre de supprimer les adhérences applicatives de TeleIR avec d’autres environnements comme le compte fiscal : ils seront séparés afin de supprimer la complexité du compte fiscal. Les développements de TeleIR sont réinternalisés avec un passage sous X86. Un nouveau prestataire a été sélectionné, le précédent étant historique (seul à postuler), il convenait de relancer la concurrence.

B – Maîtrise des coûts

- La DGFIP réduit fortement ses coûts récurrents : réseaux, redevances logiciels et matériels qui représentent 40% du budget. Les gains retirés sont redéployés sur de nouveaux projets ;

- Une gouvernance très forte des systèmes d’information a été mise en place. Un comité stratégique des systèmes d’information, présidé par le directeur général, organise la gouvernance applicative grâce à des plans annuels d’activité. 286 applications sont balayées en début d’année pour construire le plan d’activité de l’année, détaillé avec un budget de ressources humaines internes ou externalisées. L’arbitrage du plan d’activité est réalisé en concertation avec les métiers, qui doivent mettre en avant les chantiers incontournables les concernant ;

- La gouvernance des achats privilégie une concurrence maximale, les marchés sont construits de manière à y répondre (massification ou découpage). Une orientation durable pour le logiciel libre est favorisée. La DGFIP recourt depuis des années aux logiciels libres pour des briques techniques mais aussi de plus en plus pour des briques applicatives si le produit est suffisamment mature. Une analyse systématique des solutions open source est réalisée pour chaque projet, sans dogmatisme néanmoins. Une stratégie originale de marchés va être étendue au niveau interministériel pour le support associé au logiciel libre : un marché pour le support d’un nombre limité de logiciels (actuellement 300 logiciels) sera bientôt étendu au niveau interministériel.

Une baisse importante des coûts d’infrastructures est également souhaitable. Néanmoins, le cloud computing n’est pas encore à l’ordre du jour. Si la mutualisation et la virtualisation sur des infrastructures peu coûteuses méritent réflexion, il s’avère qu’actuellement la virtualisation des serveurs de développement n’est pas toujours des plus évidentes au sein de la DGFIP, c’est pourquoi elle souhaite avancer avec prudence. Se brancher sur un cloud où tout fonctionnerait sans obstacle ne paraît pas si trivial.

Exemple de TeleIR : la précédente plate-forme, acheté il y a 7 ans, valait 10 millions d’euros. La nouvelle plate-forme, acquise pour 20 millions de télédéclarants, vaut 1/3 du prix d’il y a 7 ans et avec un doublement des capacités. En terme de place, la salle actuelle est pleine avec des armoires tout le long des murs alors que la future salle aura seulement 3 armoires : ce gain de place sera à ré-exploiter.

- La sécurité est une préoccupation très forte de la DGFIP, notamment en lien avec les nouvelles voies technologiques de l’administration numérique. A l’avenir, il s’agit d’aller plus loin en terme de télédéclaration, d’envisager des services sur smartphone, de faciliter la consultation du compte fiscal et le paiement. Enfin, un travail sur les flux sortants représente une voie d’avenir : avec 260 millions de plis envoyés par an, la dématérialisation s’avère un vrai chantier qui englobera aussi des enjeux de coffres-forts électroniques et d’identification des pièces.

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Informations issues d’une intervention de la directrice des systèmes d’information de la DGFIP aux Rencontres de la Modernisation de l’Etat

Alertes de l’administration N°15 – Vol.9

Arrêté du 1er juin 2011 sur les missions de la DISIC

La direction interministérielle des systèmes d’information et de communication de l’Etat (DISIC) doit coordonner les projets informatiques importants, c’est à dire les projets dont le coût sera supérieur à 5 millions d’euros (coût global de l’élaboration du cahier des charges à la formation en passant par les licences et la maintenance). Au delà de 9 millions d’euros, tous les projets informatiques et réseaux devront être soumis à un avis préalable de la DISIC au stade des études préalables. Cette coordination doit permettre d’éviter les doublons ou des investissements incompatibles entre eux.

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Source : Legifrance.gouv.fr

Alertes de l’administration N°11 – Vol.9

Economie, rationalisation et réseau interministériel : les 3 chantiers du DSI de l’Etat

Mise en place officiellement le 23 février 2011, la direction interministérielle des systèmes d’information doit mettre en œuvre 3 chantiers majeurs : réduire les dépenses de l’Etat en systèmes d’information (3 milliards d’euros par an), rationaliser les services informatiques départementaux avec la création d’ici le 30 juin 2011 de services interministériels départementaux des systèmes d’information et de communication (SIDSIC) et déployer un réseau interministériel d’échanges d’information entre agents de services ministériels différents.

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Source : Acteurs Publics

Alertes de l’administration N°7 – Vol.9

Ministère de la Justice britannique : un programme de services partagés

Le Ministère de la Justice britannique lance un programme de services partagés commun à l’ensemble de ses services. Il s’agit d’implémenter un ERP, de reprendre les bases de données, de déployer un portail de solutions de gestion des documents et des dossiers judiciaires, en vue de délivrer des services automatisés en self-service. Ce programme vise à « optimiser l’efficacité et la qualité de ses opérations de back-office, avec pour ambition de réaliser des économies annuelles de l’ordre de 31 millions d’euros d’ici à 2013. » La société de services pour implémenter ce projet a été choisie.

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Source : Le Journal du Net

Alertes de l’administration N°6 – Vol.9

Administration & TIC : nouvelles approches de conduite de projets ?

Dans sa dernière analyse, en date de fin 2009, consacrée à l’avancée des usages TIC au sein du secteur public, MARKESS International mettait en avant la volonté incontournable des administrations de conduire leurs projets TIC de modernisation, toutefois en conservant la maîtrise des budgets. Étaient alors plus particulièrement sollicitées par les administrations interrogées, trois chantiers applicatifs clés : les applications décisionnelles et de pilotage, les outils collaboratifs et la dématérialisation de documents et de processus. L’article consacré à cette analyse est consultable au lien suivant : « Les chantiers TIC prioritaires des administrations françaises d’ici 2011″.

La nouvelle édition 2010 de l’étude Administration & TIC, actuellement en cours, est consacrée aux modèles de mise en œuvre des projets TIC des administrations françaises. En effet dans un contexte où l’efficience publique est recherchée, de nouveaux modèles de mise en œuvre des projets se précisent. Sont ainsi évoqués la mise en œuvre de projets mutualisés, le déploiement de centres de services partagés, l’externalisation de certaines fonctions, le recours à l’open source ou au cloud computing, l’optimisation de la fonction achat, l’instauration d’une meilleure gouvernance des systèmes d’information mais aussi l’arrivée potentielle d’un DSI interministériel… autant de caractéristiques laissant présager des conduites de projets plus complexes : intervention de nombreux acteurs à fédérer et dont les besoins respectifs sont à prendre en compte, instauration de nouveaux rapports avec les prestataires externes (externalisation., gestion de projets en mode cloud..), etc.

Pour faire face à ces approches nouvelles, le travail de préparation en amont des projets ou encore le pilotage et la communication auprès des parties prenantes semblent des points clés à soigner afin de garantir la réussite de ces projets. Dans l’analyse 2009, une administration interrogée sur deux mettait effectivement en avant, en tête des prestations externes, le recours à des services de conseil en organisation et de conduite du changement. La nouvelle étude 2010, dont les résultats seront délivrés en janvier prochain, livrera les nouvelles approches retenues par les administrations françaises.

Pour contribuer à cette nouvelle analyse et en recevoir une synthèse des résultats clés :

Si vous êtes une administration centrale, cliquer ici

Si vous êtes un prestataire IT, cliquer ici

(cette analyse est désormais fermée)

L’administration 2.0 en Seine-Saint-Denis

De puis 2008, le conseil général de Seine-Saint-Denis affiche une volonté de modernisation avec un plan détaillé et des fiches actions précises. L’un de ces chantiers concerne la mise en œuvre de l’administration 2.0 afin de développer la collaboration entres les agents mais aussi avec les usagers externes. Ainsi, plusieurs projets sont menés en parallèle : la mise en œuvre de démarches en ligne (outils Capdemat développé par le Val d’Oise), l’amélioration de l’infrastructure réseau et l’équipement en poste de travail, le déploiement d’un outil de gestion de projets partagée (Orchestra), la création d’un intranet pour favoriser des démarches internes ou l’accès à l’information interne, l’expérimentation du parapheur électronique et de webdélib en partenariat avec l’Adullact.

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Source : La Lettre du cadre.fr

Alertes de l’administration N°15 – Vol.8

Démarche d’urbanisation lancée au sein de l’économat des Armées

L’économat des Armées a lancé au premier trimestre 2009 un schéma directeur des systèmes d’information et a initialisé ainsi une démarche d’urbanisation de son système d’information (SI). Désormais il convient de  pérenniser et garantir l’application des principes d’urbanisme. Une prestation externe est actuellement sollicitée pour l’accompagner dans la gouvernance et l’urbanisation du SI. Il s’agira notamment de faire vivre tout au long de la mission les cartographies nécessaires.

L’externalisation au Conseil Régional d’Alsace

Le conseil régional d’Alsace se caractérise par une pratique assez poussée de l’externalisation. Il externalise notamment un ensemble de prestations tout en maintenant un pilotage étroit de celles-ci :

  • L’hébergement de serveurs ;
  • L’administration des bases de données ;
  • L’administration du réseau local et des équipements de sécurité ;
  • La recette applicative dans son volet technique ;
  • Le secours informatique ;
  • La formation bureautique ;
  • Le centre d’appels et de conseil pour les lycées ;
  • La maintenance applicative ;
  • Des prestations ponctuelles de chef de projet.