Relation citoyen

« Big data » au service de la relation citoyen : projets en émergence et besoins analytiques sur l’ensemble des données

Selon la dernière étude de MARKESS International consacrée à l’exploitation des données usagers avec le Big Data, 47% des décideurs du secteur public interrogés montrent leur intérêt pour ce sujet, sans toutefois, être d’ores-et-déjà impliqués au sein de projets concrets. En outre 21% des décideurs interrogés affirment être en cours de réflexion pour conduire un projet big data d’ici 2015. Ces projets concernent surtout les périmètres fonctionnels suivants : l’analyse prédictive de données usagers, la visualisation de données usagers, l’optimisation de la qualité des données et leur analyse décisionnelle. La relation usager est effectivement en pleine évolution au sein du secteur public avec le développement des échanges multicanaux et en particulier les échanges numériques, ce qui implique une nouvelle gestion des données usagers, présentes sous divers formats. Les données non structurées méritent à ce titre une attention particulière. Les décideurs du secteur public interrogés dans le cadre de cette étude mentionnent en priorité les interactions par systèmes de messagerie (mail) et les contenus papier dématérialisés, deux types de contenus en augmentation depuis ces dernières années. Sont également mises en avant les images et les interactions vocales téléphoniques.

Le principal enjeu de l’exploitation des données citoyens est donc « d’être capable d’analyser l’ensemble des données et non plus seulement un échantillon » par la majorité des décideurs du secteur public interrogés dans le cadre de cette étude.

Afin d’approfondir ce sujet et découvrir des retours d’expériences, la société SAS, l’un des sponsors de cette étude, organise le 20 juin 2013 une journée dédiée spécifiquement à « la gouvernance des données pour une gouvernance du secteur public ».

Pour en savoir plus sur l’étude « Nouvelles perspectives d’exploitation des données clients avec le big data – France, 2012-2014″ :

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Infographie – L’exploitation des données clients à l’ère du Big Data

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Alertes Administration Numérique N°5 – Vol.11



Note d’analyse du CAS sur les technologies numériques et l’amélioration des relations usager/administrations

Le comité d’analyse stratégique (CAS) a publié une note d’analyse, fin janvier 2013, sur les technologies numériques et l’amélioration des relations entre les administrations et les usagers. En s’appuyant sur des expériences à l’étranger, cette note s’intéresse aux avancées récentes et à l’avenir de l’administration électronique en France. Quatre propositions clés sont avancées : limiter les demandes de documents aux usagers, poursuivre l’ouverture des interfaces de contact (SMS, chat…), poursuivre le développement d’un portail de services publics, développer les échanges avec des outils du web 2.0 à la fois entre les agents et avec les usagers.

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Résumé

Source : www.strategie.gouv.fr

Alertes Administration Numérique N°2 – Vol.11

Cas de la Ville de Paris : dématérialisation des pièces budgétaires et comptables

La ville de Paris a entamé en 2010 plusieurs projets de dématérialisation dont certains sont déjà arrivé à échéance. C’est le cas de celui qui concerne la dématérialisation des pièces comptables en dépenses et en recettes. En cela, la ville de Paris se positionne en exemple pour d’autres grandes villes françaises.

Revenons sur les différents processus dématérialisés !

1- Les pièces des dépenses

Lorsqu’un fournisseur envoie une facture, cette dernière est traité par une équipe centralisée appelée centre facturier. Cette équipe est équipée de scanner industriel à gros tirage. Ils sont connectés sur la solution « Captiva » (Editeur EMC) qui crée à la fois une image de la facture et un fichier de données. Les images sont stockées dans une Gestion Electronique de Document (GED) appelée Documentum (Editeur EMC) et les données de gestion sont injectées dans le SI Financier et comptable (Editeur SAP). Ce système permet de traiter 80% des factures sont ajouts de données. Les 20% restants en plus de la validation par un agent nécessitent une ou plusieurs saisies complémentaires.

Afin d’avoir une approche durable, les comptables sont équipés de doubles écrans. Le premier permet de valider la pièce et d’en demander le paiement, le second permet de visionner les pièces dématérialisées sans les réimprimer.

Une fois validées, la ville transmet ses pièces de paiement (liquidations) au comptable, au format dématérialisé ainsi que les Pièces Justificatives (documents de marchés, calcul des révisions de prix, rib, …). Ce dernier point place la ville comme précurseur, les pièces justificatives (PJ) étant encore très peu transmises sous ce format en France. Une partie est directement générée par le SI financier et comptable de la collectivité parisienne (progiciel SAP), une autre partie est scannée et rattachée dans SAP par les utilisateurs. La nuit des programmes tournent et rapprochent dans un flux les pièces de paiement et les PJ associées.

Pour la transmission au comptable, la société CDC Fast a été retenu comme tiers de confiance. Elle assure la signature des pièces et leurs archivages. Elle transmet ensuite le flux XML vers l’application Hélios (système comptable du Ministère des Finances pour les collectivités).

Plusieurs milliards d’euros de budget annuel sont ainsi transmis tous les ans. Ce projet a permis de renforcer le dialogue avec les services de l’Etat tout en faisant économiser à chacun des acteurs de nombreux m2 d’archives afin d’éliminer certaines pièces justificatives et simplifier ainsi les procédures.

2- Les pièces de recettes

En recette, la pièce initiale n’est pas envoyée par un fournisseur. Elle est calculée dans 20% des cas (mais 80% des volumes) directement dans le système SAP. Dans 80% des cas, elle est issues des applications spécifiques ou plus anciennes qui se déversent dans SAP. On y trouve notamment la facturation de la taxe de séjour, des crèches de centres de loisirs, etc.

De la même manière, après validation des agents de la collectivité, les pièces sont transmises aux services de l’Etat en passant par CDC Fast au format XML et à destination d’Hélios. Ces pièces sont elles aussi présentes dans la GED Documentum.

3- A venir – le Budget

Ce projet entre dans le cadre du projet de l’Etat « Actes Budgétaires ». Il s’agit des documents budgétaires votés par le conseil municipal (notamment BP, DM, BS et CA). Issues de SAP, les données afférentes sont mises eu format XML et injectées dans Actes budgétaires (Ministère de l’Intérieur).

4- Portail Fournisseur

Dans la continuité de la dématérialisation des pièces financières et comptables (dont les factures), la ville de Paris va mettre en oeuvre des services en ligne au bénéfice des fournisseurs, en leur proposant un portail pour suivre différents évènements de leur relation avec la ville : paiement, mise à jour de données bancaires, réédition de factures, etc. Ce projet était uniquement envisageable après la réalisation de la première étape de dématérialisation des dépenses et de leur gestion comptable. Le logiciel du portail fournisseur est un développement spécifique réalisé par la Ville de Paris à partir de la solution open source Lutèce.

Alertes Administration Numérique N°1 – Vol.11

Informations issues d’un entretien conduit par MARKESS International avec la Ville de Paris

Bilan et perspectives des téléservices proposés par l’Assurance Maladie

L’Assurance Maladie se fixe des objectifs en terme de qualité de services auprès de ses assurés et des professionnels de santé : pour cela, elle compte sur les téléservices pour améliorer la qualité de services. Depuis plusieurs années, elle fait en sorte de diversifier les canaux de contacts : ainsi en 2011, elle comptabilise 77 millions de connexions sur ameli.fr, 33 millions de visites en accueil, 32 millions d’appels téléphoniques et 2.9 millions d’e-mails. Dans la continuité de la tendance actuelle, l’Assurance Maladie se lance également dans les services mobiles avec une première étape franchie en septembre 2012 : une offre mobile pour le compte assuré permettant aux assurés d’accéder aux informations utiles où qu’ils soient à tout moment.  Enfin une application pour smartphone (iPhone et Androïd) sera également proposée dès février 2013.

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Source : www.ameli.fr

Alertes Administration Numérique N°1 – Vol.11