Economie et Budget
Interview du directeur des systèmes d’information de l’assemblée des chambres de commerce
15/09/11
Avec un réseau de 150 chambres de commerce, l’assemblée des chambres anime la mutualisation des moyens et projets. Il existe déjà certains systèmes transverses comme un intranet collaboratif équipé d’une base de connaissances, une seule solution pour gérer le centre de formalité des entreprises (CFE) et un SIRH en cours d’étude, qui devra gérer 47 000 personnes. Les critères de choix technologiques sont liés à la diversité des chambres de commerce de taille différente. C’est pourquoi les solutions SaaS sont adaptées. Néanmoins, une solution en interne parfaitement maîtrisé reste l’idéale.
Source : Le Journal du Net
Alertes de l’administration N°16 – Vol.9
Cas de la direction générale des finances publiques : stratégie des systèmes d’information
1/09/11
La DGFIP s’appuie sur un plan stratégique informatique dont les 2 axes sont la maîtrise du système d’information et la maîtrise des coûts :
A – Maîtrise du système d’information
- Les systèmes d’information jouent un rôle de premier plan au sein de la DGFIP : la direction générale a donc décidé que tout projet (jusqu’aux assistances à maîtrise d’ouvrage) doit obligatoirement être examiné par le service des systèmes d’information. L’équipe de 5 000 personnes dispose de compétences très pointues mises à profit pour la stratégie de maîtrise des systèmes : ceci implique un découpage et une connaissance des systèmes brique par brique, aucune solution globale n’est acquise sur le marché ;
- Dans un contexte de restrictions budgétaires, il n’est plus exigé de l’informatique que des services générant des gains de productivité. Le service des systèmes d’information de la DGFIP ne fait pas plus ni moins que tout autre service de la DGFIP en matière de réduction budgétaire : la modernisation des systèmes d’information reste donc un enjeu clé ;
- Il a été fait le choix de standards ouverts pour faciliter le changement de prestataires ou d’infrastructures, les standards ainsi définis étant appliqués à chaque nouveau projet. Une gouvernance technique (comité technique d’architecture et d’infrastructures) est garante de ceux-ci ;
- L’externalisation est maîtrisée. Elle est pratiquée pour les phases de réalisation tout en imposant les choix technologiques. Elle n’est pas pratiquée pour les phases de conception et de tests car il y a la volonté de conserver la maîtrise des systèmes. D’autre part, une phase de ré-internalisation semble être en cours : de nouveaux projets vont pouvoir être conduits par des ressources internes grâce à la réaffectation de personnel de projets anciens arrivés à leur terme. L’externalisation représente aujourd’hui 17% de la force informatique en nombre de jours hommes. S’il y a une faible externalisation des activités de production, il est tout de même nécessaire d’y recourir lors des périodes de pics de charge et s’il y a des besoins en compétences spécialisées. Néanmoins, le taux d’externalisation diminue d’année en année.
Exemple du système supportant la télédéclaration d’impôts (TeleIR) : le nombre de télédéclarants va croissant chaque année (+ de 12 millions en 2011). La montée en volume implique de construire une nouvelle plate-forme, avec pour objectif 20 millions de télédéclarants. D’autre part, cette reconstruction va permettre de supprimer les adhérences applicatives de TeleIR avec d’autres environnements comme le compte fiscal : ils seront séparés afin de supprimer la complexité du compte fiscal. Les développements de TeleIR sont réinternalisés avec un passage sous X86. Un nouveau prestataire a été sélectionné, le précédent étant historique (seul à postuler), il convenait de relancer la concurrence.
B – Maîtrise des coûts
- La DGFIP réduit fortement ses coûts récurrents : réseaux, redevances logiciels et matériels qui représentent 40% du budget. Les gains retirés sont redéployés sur de nouveaux projets ;
- Une gouvernance très forte des systèmes d’information a été mise en place. Un comité stratégique des systèmes d’information, présidé par le directeur général, organise la gouvernance applicative grâce à des plans annuels d’activité. 286 applications sont balayées en début d’année pour construire le plan d’activité de l’année, détaillé avec un budget de ressources humaines internes ou externalisées. L’arbitrage du plan d’activité est réalisé en concertation avec les métiers, qui doivent mettre en avant les chantiers incontournables les concernant ;
- La gouvernance des achats privilégie une concurrence maximale, les marchés sont construits de manière à y répondre (massification ou découpage). Une orientation durable pour le logiciel libre est favorisée. La DGFIP recourt depuis des années aux logiciels libres pour des briques techniques mais aussi de plus en plus pour des briques applicatives si le produit est suffisamment mature. Une analyse systématique des solutions open source est réalisée pour chaque projet, sans dogmatisme néanmoins. Une stratégie originale de marchés va être étendue au niveau interministériel pour le support associé au logiciel libre : un marché pour le support d’un nombre limité de logiciels (actuellement 300 logiciels) sera bientôt étendu au niveau interministériel.
Une baisse importante des coûts d’infrastructures est également souhaitable. Néanmoins, le cloud computing n’est pas encore à l’ordre du jour. Si la mutualisation et la virtualisation sur des infrastructures peu coûteuses méritent réflexion, il s’avère qu’actuellement la virtualisation des serveurs de développement n’est pas toujours des plus évidentes au sein de la DGFIP, c’est pourquoi elle souhaite avancer avec prudence. Se brancher sur un cloud où tout fonctionnerait sans obstacle ne paraît pas si trivial.
Exemple de TeleIR : la précédente plate-forme, acheté il y a 7 ans, valait 10 millions d’euros. La nouvelle plate-forme, acquise pour 20 millions de télédéclarants, vaut 1/3 du prix d’il y a 7 ans et avec un doublement des capacités. En terme de place, la salle actuelle est pleine avec des armoires tout le long des murs alors que la future salle aura seulement 3 armoires : ce gain de place sera à ré-exploiter.
- La sécurité est une préoccupation très forte de la DGFIP, notamment en lien avec les nouvelles voies technologiques de l’administration numérique. A l’avenir, il s’agit d’aller plus loin en terme de télédéclaration, d’envisager des services sur smartphone, de faciliter la consultation du compte fiscal et le paiement. Enfin, un travail sur les flux sortants représente une voie d’avenir : avec 260 millions de plis envoyés par an, la dématérialisation s’avère un vrai chantier qui englobera aussi des enjeux de coffres-forts électroniques et d’identification des pièces.
Informations issues d’une intervention de la directrice des systèmes d’information de la DGFIP aux Rencontres de la Modernisation de l’Etat
Alertes de l’administration N°15 – Vol.9
Bercy en 2030 : perspectives
1/09/11
Les témoignages de secrétaires généraux et directeurs de la prospective de Bercy permettent d’esquisser 3 pistes d’interventions du Ministère des finances d’ici 2030. Si la régulation du grand capital et la fusion des budgets de l’Etat et de la sécurité sociale sont évoquées, c’est aussi la dématérialisation des relations avec les contribuables et les entreprises qui va prendre de l’ampleur. Les déclarations et paiements de TVA, impôts sur les sociétés, taxes sur les salaires seront totalement dématérialisés d’ici 5 ans. Les contribuables pourront effectuer toutes leurs démarches via internet, y compris les réclamations, demandes de dégrèvements et autres contentieux.
Source : Acteurs Publics
Alertes de l’administration N°15 – Vol.9
Interview du DSI de l’assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie (ACFCI)
18/08/11
Le DSI de l’ACFCI présente les projets clés du réseau des chambres de commerce et d’industrie. En effet, l’ACFCI fédère certains projets informatiques du réseau afin de mutualiser et harmoniser des solutions communes : intranet collaboratif avec une base de connaissances, solution liée aux centres de formalité des entreprises, un futur projet de SIRH (voir la base de chantiers TIC de MARKESS International), la gestion de fichiers regroupant les entreprises ayant fait appel à leurs services, etc. Le réseau social n’est pas encore une priorité, il y a néanmoins un projet de « présence de réseau social » à échéance 2012. Dans un contexte de « réseau », les solutions de type SaaS sont favorisées mais il reste toutefois important de conserver des solutions que le réseau maîtrise.
Source : Le Journal du Net
Alertes de l’administration N°14 – Vol.9
Intervention d’Eric Besson : un appel à projet pour la réutilisation des données publiques
16/08/11
Le 13 juillet dernier, le ministre chargé de l’Économie numérique a lancé un « appel à projets européens open data » pour encourager la réutilisation des données publiques européennes. Cet appel à projet est doté de 200 000 euros. Il s’agit de soutenir la création d’applications pour téléphones mobiles exploitant des données publiques à l’échelle européenne. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 5 octobre prochain. Le ministre exprime ses convictions quant aux nouveaux usages innovants qui émergeront grâce à l’ouverture des données : il imagine notamment que la mise à disposition du plan de métro pourrait faire émerger un réseau social des usagers du métro.
Source : Acteurs Publics et La gazette.fr
Alertes de l’administration N°14 – Vol.9
Intervention de la chef de service des systèmes d’information de la DGFIP et du chef du service des technologies et des systèmes d’information de la sécurité intérieure de la gendarmerie
13/07/11
Lors des rencontres des acteurs publics début juillet, une conférence s’intitulait « Les nouvelles voies des systèmes d’information publics ». A cette occasion, la chef de service des systèmes d’information de la DGFIP et le chef du service des technologies et des systèmes d’information de la sécurité intérieure de la gendarmerie ont exposé leur stratégie vis-à-vis des systèmes d’information sur les aspects de gouvernance, d’externalisation ou d’internalisation, des critères de choix des solutions. Les points communs des 2 interventions sont avant tout la volonté de maîtriser les systèmes d’information et les coûts, de favoriser la modularité des systèmes et de garantir la sécurité. Quant au rôle de la DISIC, les attentes vont plus spécifiquement vers la gouvernance en terme notamment de cadre technologique commun, l’évaluation de la faisabilité de projets d’un certain montant, la gestion des compétences en interne avec la possibilité de gérer la mobilité du personnel.
Source : Acteurs Publics
Alertes de l’administration N°13 – Vol.9
Intervention de Jacques Marzin, directeur de l’agence pour l’informatique financière de l’Etat
16/06/11
Jacques Marzin établit le bilan de Chorus, le logiciel unique de gestion budgétaire et comptable de l’Etat. Il rappelle que ce chantier implique surtout l’urbanisation de 250 applications et la refonte de tous les processus budgétaires et comptables. Aujourd’hui, ce chantier arrive à son terme. Il est conforme à la loi de finances et mutualise tous les services de facturation de l’Etat : passage de 3 500 adresses de réception factures à 250 centres de services de paiement. Cinq millions de paiements ont été réalisés depuis le début de l’année 2011 pour le compte de l’Etat : une performance qui confirme le bon fonctionnement technique de l’application. Jacques Marzin reconnait que les deux plus grandes difficultés pour ce projet de grande ampleur fut le reprise des données et la mise en place des nouvelles organisations.
Source : Reseaux-telecom.net
Alertes de l’administration N°11 – Vol.9
Coopération entre la France et la Tunisie dans le domaine des logiciels libres
16/05/11
Le secrétaire d’Etat français à l’industrie, Eric Besson, et son homologue tunisien chargé de la technologie, ont annoncé une coopération industrielle franco-tunisienne dans le domaine du logiciel libre. Cette coopération se concrétisera par des travaux communs entre les 2 associations, la fédération française du logiciel libre et l’association tunisienne de l’open source. Elles feront notamment des propositions pour promouvoir les investissements, développer les projets collaboratifs franco-tunisiens, faciliter les stages en France d’étudiants tunisiens dans le cadre de leur insertion professionnelle en Tunisie, prévenir la fuite des cerveaux en mobilisant les compétences tunisiennes dans leur pays d’origine, échanger les expériences en matière d’e-gouvernement.
Source : InfoDSI
Alertes de l’administration N°9 – Vol.9
La CCI de Grenoble améliore la gestion de sa relation usager
16/05/11
La chambre de commerce et d’industrie de Grenoble améliore ses relations avec les entreprises grâce à l’offre de gestion de la relation usager de Microsoft (Dynamics CRM). Pour la CCI, ce projet s’avère stratégique pour le suivi des entreprises et optimiser ainsi la relation dans la durée. Les utilisateurs de nombreuses activités de la CCI se sont appropriés cet outil : suivi des créateurs d’entreprises, centres d’appels, magazines de la CCI, etc. Ce projet a également été un succès grâce une intégration aisée de la solution, sans développement complexe.
Accédez au profil de Microsoft spécifique au secteur public
Alertes de l’administration N°9 – Vol.9
Annonce en faveur d’un coffre-fort électronique pour les PME
3/05/11
A l’issu des assises de la simplification dédiées au PME, Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat chargé des petites et moyennes entreprises, a annoncé 80 mesures de simplification touchant à la fois la dématérialisation, le droit commercial, le droit social, les procédures fiscales et douanières et les marchés publics. Concernant les mesures clés, il a annoncé la mise en œuvre d’un coffre-fort électronique pour éviter aux PME de déclarer plusieurs fois la même information à des interlocuteurs différents. Une étude de définition technique doit être lancée d’ici l’été 2011, financée par le programme d’investissement d’avenir. L’interopérabilité sera nécessaire entre les différents organismes publics.
Interview du secrétaire d’Etat
Source : economie.gouv.fr et Figaro.fr
Alertes de l’administration N°8 – Vol.9
