Intérieur et Immigration

Montée en puissance de la télétransmission des budgets des collectivités aux préfectures

Depuis le 1er janvier 2012, la possibilité est donnée aux collectivités qui le souhaitent de télé-transmettre leurs budgets – compte administratif, budgets annexes, décisions modificatives – via un module informatique, l’application Totem, développé par le ministère de l’Intérieur avec le concours de la direction générale des collectivités locales (DGCL). Parmi les avantages de ce processus selon les précurseurs en expérimentation depuis 2011 figurent le gain de temps et un partage plus rapide avec d’autres services de la collectivité. Or, le dispositif technique pour la télétransmission a un coût non négligeable du fait de l’intervention de tiers privés. D’autre part, le contrôle des actes budgétaires en préfecture n’est pas toujours évident à l’écran, d’où malgré tout une re-matérialisation au format papier. Ce dernier point suscite un appel en faveur d’écrans de postes de travail plus larges ou des systèmes à double écran pour faciliter la comparaison lors des contrôles. La DGCL réfléchit aussi à des systèmes de filtres permettant de sélectionner les actes à contrôler en priorité.

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Source : Acteurspublics.com

Alertes de l’administration N°7 – Vol.10

Loi relative à la protection de l’identité : création de la carte d’identité électronique

Le journal officiel du 27 mars 2012 officialise la publication de la loi relative à la protection de l’identité. Ce texte, qui instaure la création d’une carte d’identité électronique, a été censuré en partie par le Conseil constitutionnel. Sont ainsi rejetées la création d’un fichier centralisé regroupant les informations biométriques de la population et la puce électronique optionnelle permettant de s’authentifier et de signer des transactions en ligne. La carte adoptée se limitera à la création d’un « composant électronique sécurisé ».

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Texte de loi

Source : Numerama

Alertes de l’administration N°4 – Vol.10

Interview du DSI adjoint de la police et de la gendarmerie

Le service des technologies et des systèmes d’information de la Sécurité Intérieure a été créé fin 2010 en vue de fédérer la gouvernance des systèmes d’information de la Police et de la Gendarmerie. Parmi les travaux en cours programmés sur 2012 sont précisés :

- La mise en commun de données avec le déploiement d’un système de traitement des procédures judiciaires commun (base de données regroupant 57 millions de procédures et 4 millions de photos, la démarche sur le terrain de la gestion des objets, puis en 2013 la gestion des véhicules volés et en 2014 des fichiers des personnes recherchées) ;

- Une nouvelle infrastructure informatique (référentiels de données, SIG…) ;

- De nouveaux outils de développement (framework Java).

Concernant les postes de travail, la politique open source de la gendarmerie a été étendue avec le choix d’Ubuntu et la suite bureautique OpenOffice, Thunderbird pour la messagerie et OCS pour l’inventaire de parc.

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Source : Le Journal du Net

Alertes de l’administration N°4 – Vol.10

Le Sénat adopte la carte nationale d’identité numérique sécurisée

Le Sénat a adopté, début novembre 2011, le principe de la carte nationale d’identité numérique : il s’agira d’une base de données centralisée qui contiendra les informations de la puce avec les données biométriques. Environ 45 millions de personnes seront concernées. Les recommandations de la CNIL et du Conseil d’Etat ont été retenues en enregistrant uniquement 2 empreintes digitales et non pas 8 comme proposé initialement. Le choix du Sénat a été de privilégier la technique dite du « lien faible », qui permet d’identifier la quasi-totalité des usurpations (on parle de 99,9%), mais empêche en revanche le rapprochement entre données biométriques (empreinte, visage) et une identification (proposition initiale du ministre de l’intérieur, technique dite du « lien fort » permettant de rapprocher les données biométriques et la base centralisée des titres, exploitables par plusieurs services étatiques sans réquisition judiciaire). Un député de la majorité a rappelé le risque suivant : « A l’instant « T », je n’ai pas de crainte. Mais nous ne pouvons pas laisser derrière nous, démocrates soucieux des droits protégeant les libertés publiques, un fichier que, dans l’avenir, d’autres, dans la configuration d’une histoire dont nous ne serons plus les écrivains, pourront transformer en outil dangereux et liberticide ».

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Source : L’Informaticien

Alertes de l’administration N°20 – Vol.9

Débat parlementaire sur la carte nationale d’identité : avis de la CNIL

La future carte d’identité électronique pourrait comprendre deux puces : l’une régalienne avec les informations d’Etat civil, des données biométriques (taille, couleur des yeux, empreintes digitales, photographie), la seconde, optionnelle, distincte et cloisonnée, sera destinée à sécuriser les transactions de e-commerce. Au niveau serveur, une base commune avec les passeports centralisera le fichage des porteurs.

Du fait du caractère particulier des données biométriques (identification de la personne concernée sur la base d’une réalité biologique), la CNIL recommande un certain nombre de précautions pour éviter tout détournement d’identité ou de mauvaise utilisation des empreintes digitales (particularité de pouvoir être capturées et utilisées à l’insu des personnes concernées, comme par exemple à des fins d’usurpation d’identité). La CNIL met en garde contre le lien qui pourra être établi entre les empreintes biométriques et la base centralisée : les sénateurs militent pour un lien « faible » afin d’interdire l’exploitation aux fins de recherches criminelles (ce « lien faible » étant cependant suffisant pour détecter 99,9% des cas d’usurpation de titre) alors que le ministre de l’intérieur prône un lien fort. La CNIL rappelle les principes de finalité (les traitements de données doivent poursuivre des finalités « déterminées, explicites et légitimes ») et le principe de proportionnalité (les données traitées doivent être « adéquates, pertinentes et non excessives »).

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Source : PC Inpact

Alertes de l’administration N°19 – Vol.9

Proposition de loi du Sénat : modification du processus d’achèvement de la carte intercommunale

Alors le gouvernement actuelle prévoie, dans le cadre de la loi sur la réforme territoriale, d’achever le regroupement des communes en intercommunalités dans le courant de l’année 2012 et selon un schéma prédéfini par les préfets, les sénateurs viennent à la rescousse des élus locaux en proposant de nouvelles modalités pour l’achèvement de la carte intercommunale : achever les regroupements avant fin 2013, donner plus de poids aux élus dans le processus de décisions, conservation de syndicats existants entre plusieurs communes, en particulier sur l’école et en matière sociale. MARKESS International rappelle que la mise en place de l’intercommunalité a un impact sur le déploiement de projets et en particulier liés aux TIC : ralentissement des projets dans l’attente de l’achèvement de la carte intercommunale avec cependant des perspectives de services informatiques mutualisés lorsque celle-ci sera stabilisée.

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Source : la gazette.fr

Alertes de l’administration N°19 – Vol.9