Analyses MARKESS

Numérique et collectivités territoriales : la gestion de la proximité avec les agents et les usagers avant l’attractivité du territoire

Ces dernières années, les collectivités territoriales ont accéléré leur appropriation des technologies de l’information (TIC) sachant que des exemples précurseurs leur avaient ouvert la voie avec la mise en œuvre de services numériques innovants. Aujourd’hui, cette prise de conscience tend à se généraliser avec des collectivités territoriales montrant, dans leur ensemble, leur volonté d’avancer vers le numérique, l’une des clés essentielles pour dynamiser leur développement. Si les collectivités les plus importantes conservent une certaine avance, elles entrainent dans leur sillage les plus petites, grâce notamment à de nouvelles approches de conduite de projet. Le foisonnement de ces initiatives laisse entrevoir un bel avenir pour les TIC au sein des collectivités territoriales d’ici 2012.

En 2010, les responsables des collectivités territoriales françaises interrogés motivent leurs projets TIC par 5 catalyseurs clés : l’optimisation de leurs processus internes, l’amélioration de la relation usager, la volonté de porter une image moderne de la collectivité, la mise en conformité avec la réglementation ou les grands projets nationaux, et l’attractivité du territoire. Cet ensemble œuvre par ailleurs en faveur du développement durable.


D’ici 2012, les chantiers numériques des collectivités territoriales seront au bénéfice de trois cibles prioritaires :

  • La gestion interne au cœur de laquelle se trouve l’agent. Pour plus de 60% des responsables interrogés, il s’agit avant tout de chantiers de dématérialisation de documents. Ces projets déclenchent dans un second temps des initiatives en faveur de la gestion électronique de documents, de la signature électronique ainsi que des projets liés à leur conservation dans le temps (archivage et stockage). Le second groupe de projets prioritaires est dédié à la collaboration en interne ;
  • La relation usager : les responsables des collectivités territoriales marquent leur volonté d’avancer vers des sites web plus élaborés avec des télé-services complets et transactionnels mais aussi vers de nouvelles modalités d’interactions en situation de mobilité (paiement en ligne via mobile, alertes par messages courts…). Dans un second temps, les responsables souhaitent progresser vers l’instauration d’un lien social entre les administrés et leur collectivité, mais aussi entre les citoyens eux-mêmes via des plates-formes de type réseau social ;
  • Le développement territorial au bénéfice des acteurs de la vie du territoire (entreprises, associations, écoles…) : l’aménagement du territoire est un point clé d’attractivité et relève en premier lieu de chantiers d’infrastructures de télécommunications mais aussi d’accès à internet via des espaces publics numériques. Le second domaine mis en avant par les collectivités territoriales relève de la sphère de l’éducation avec des initiatives portées par la mise à niveau de l’équipement des établissements scolaires, le déploiement de tableaux blancs interactifs, d’établissements numériques de travail (ENT) et de contenus pédagogiques interactifs.

Extraits de l’étude de MARKESS International : « Les TIC, leviers de développement des collectivités territoriales, 2010-2012« 

Administration & TIC : nouvelles approches de conduite de projets ?

Dans sa dernière analyse, en date de fin 2009, consacrée à l’avancée des usages TIC au sein du secteur public, MARKESS International mettait en avant la volonté incontournable des administrations de conduire leurs projets TIC de modernisation, toutefois en conservant la maîtrise des budgets. Étaient alors plus particulièrement sollicitées par les administrations interrogées, trois chantiers applicatifs clés : les applications décisionnelles et de pilotage, les outils collaboratifs et la dématérialisation de documents et de processus. L’article consacré à cette analyse est consultable au lien suivant : « Les chantiers TIC prioritaires des administrations françaises d’ici 2011″.

La nouvelle édition 2010 de l’étude Administration & TIC, actuellement en cours, est consacrée aux modèles de mise en œuvre des projets TIC des administrations françaises. En effet dans un contexte où l’efficience publique est recherchée, de nouveaux modèles de mise en œuvre des projets se précisent. Sont ainsi évoqués la mise en œuvre de projets mutualisés, le déploiement de centres de services partagés, l’externalisation de certaines fonctions, le recours à l’open source ou au cloud computing, l’optimisation de la fonction achat, l’instauration d’une meilleure gouvernance des systèmes d’information mais aussi l’arrivée potentielle d’un DSI interministériel… autant de caractéristiques laissant présager des conduites de projets plus complexes : intervention de nombreux acteurs à fédérer et dont les besoins respectifs sont à prendre en compte, instauration de nouveaux rapports avec les prestataires externes (externalisation., gestion de projets en mode cloud..), etc.

Pour faire face à ces approches nouvelles, le travail de préparation en amont des projets ou encore le pilotage et la communication auprès des parties prenantes semblent des points clés à soigner afin de garantir la réussite de ces projets. Dans l’analyse 2009, une administration interrogée sur deux mettait effectivement en avant, en tête des prestations externes, le recours à des services de conseil en organisation et de conduite du changement. La nouvelle étude 2010, dont les résultats seront délivrés en janvier prochain, livrera les nouvelles approches retenues par les administrations françaises.

Pour contribuer à cette nouvelle analyse et en recevoir une synthèse des résultats clés :

Si vous êtes une administration centrale, cliquer ici

Si vous êtes un prestataire IT, cliquer ici

(cette analyse est désormais fermée)

L’open source : en progression constante au sein du secteur public

La progression de l’open source au sein des organisations publiques ne cesse de se confirmer au regard du suivi effectué par MARKESS International sur ce sujet depuis ces cinq dernières années. Dans un contexte de double contrainte pour les administrations françaises, qui se doivent à la fois de maîtriser leur budget et de maintenir leurs projets à vocation citoyenne, l’open source figure parmi les alternatives sérieuses.

Ainsi, la part de l’open source au sein des budgets informatiques des administrations françaises se confirment d’années en années. En 2011, celui-ci devrait progresser de 3 points en moyenne selon les administrations françaises interrogées dans le cadre de cette étude.

L’open source, c’est aussi des voies nouvelles vers l’innovation. Pour cette édition 2010, MARKESS International a souhaité analyser le rôle de l’open source comme facteur d’innovation dans la conduite de projets, le développement de nouveaux usages ou encore l’émergence de nouvelles approches, avec notamment le cloud computing qui ouvre d’autres voies d’accès à l’open source pour les administrations françaises.

Pour aller plus loin, l’ensemble des éléments concernant l’évolution de ce marché sont rassemblés au sein de l’étude :

L’Open Source dans le Secteur Public – Facteur d’Innovation, Nouvelles Approches avec le Cloud Computing – 2010-2012


Les chantiers TIC prioritaires des administrations françaises d’ici 2011

Malgré un contexte difficile lié à la crise économique, l’administration française maintient le développement de ses projets stratégiques et prioritaires de systèmes d’information, des chantiers clés à fort potentiel de modernisation soutenant la mise en œuvre des réformes de la révision générale des politiques publiques (RGPP) qui, après les ministères, concernent désormais les opérateurs de l’Etat mais aussi les collectivités locales.

Dans sa dernière étude dédiée à l’administration française, MARKESS International dresse un bilan de l’appropriation des technologies de l’information (TIC) par l’administration française pour l’année 2009 et identifie les perspectives d’évolution d’ici 2011. Ainsi l’analyse des chantiers applicatifs prioritaires conduits par 70 responsables d’administrations centrales et locales françaises met en avant les tendances suivantes :

Pour l’ensemble des administrations françaises, trois domaines arrivent majoritairement en tête avec plus de 35% des réponses des responsables interrogés :

  • Les applications décisionnelles et de pilotage sont à l’ordre du jour au sein de l’ensemble des administrations, résolument engagées vers l’amélioration de leur performance en interne ;
  • Les outils collaboratifs sont en progression et génèrent de nouvelles pratiques de travail, notamment au sein de la sphère locale ;
  • La dématérialisation de documents et de processus figure toujours parmi les priorités et s’affirme sous la forme de projets d’envergure : dématérialisation de la gestion du courrier, dématérialisation des documents de marchés publics, parapheur électronique au sein des collectivités locales, dématérialisation des pièces comptables, etc.

Dans la lignée des trois domaines prioritaires cités précédemment, sont également identifiés, mais de façon moindre : la mise en place de téléprocédures, des projets d’archivage électronique en réponse à la croissance des contenus dématérialisés, la modernisation des applications métier et de gestion, les projets de gestion électronique de documents et la refonte de site web.



Pour en savoir plus sur les conditions d’acquisition de l’étude  » Bilan et Perspectives IT dans l’Administration Française – 2009-2011″, cliquer ici

Marché des logiciels et services au sein des administrations françaises, 2009-2011

Dans le cadre de son dernier bilan quant à l’appropriation des TIC par les administrations françaises réalisé fin 2009, MARKESS International a analysé la dynamique de progression du marché des logiciels et services au sein des administrations françaises sur la période 2009 à 2011.

Nombreux sont les facteurs stimulant les dépenses en TIC des administrations françaises : mise en place de nouvelles organisations suite à la fusion des entités existantes, volonté de rationaliser et d’optimiser les moyens mis en œuvre, intensification et amélioration de la relation citoyen… Aussi, MARKESS International évalue le marché français des logiciels et des services TIC relatifs à l’administration à 6 640 millions d’euros en 2009. Entre 2009 et 2011, ce marché devrait croître de +2,9% par an pour atteindre 7 030 millions d’euros avec une dynamique plus soutenue pour l’administration locale (+4,0%) et pour le marché des services (+3,2%).


L’open source : un marché en croissance dynamique d’ici 2011

Dans le cadre de sa dernière étude sur l’open source réalisée en septembre 2009, MARKESS International a analysé la dynamique de progression de l’open source en France sur la période 2009 à 2011 en interrogeant 160 entreprises et administrations françaises et, en parallèle, 50 prestataires informatiques (éditeurs, sociétés de services…).

En 2009, MARKESS International estime que le marché des logiciels et services liés à l’open source pour le secteur public s’élève à 950 millions d’euros en France. Entre 2009 et 2011, ce marché devrait croître à un rythme de +12,4% par an pour atteindre 1 200 millions d’euros.

Pour aller plus loin, l’ensemble des éléments concernant l’évolution de ce marché sont rassemblés au sein de l’étude : « Stratégies & Potentiels avec l’Open Source dans les Entreprises et Administrations Françaises – Septembre 2009″