Prestataires
« Big data » au service de la relation citoyen : projets en émergence et besoins analytiques sur l’ensemble des données
3/05/13
Selon la dernière étude de MARKESS International consacrée à l’exploitation des données usagers avec le Big Data, 47% des décideurs du secteur public interrogés montrent leur intérêt pour ce sujet, sans toutefois, être d’ores-et-déjà impliqués au sein de projets concrets. En outre 21% des décideurs interrogés affirment être en cours de réflexion pour conduire un projet big data d’ici 2015. Ces projets concernent surtout les périmètres fonctionnels suivants : l’analyse prédictive de données usagers, la visualisation de données usagers, l’optimisation de la qualité des données et leur analyse décisionnelle. La relation usager est effectivement en pleine évolution au sein du secteur public avec le développement des échanges multicanaux et en particulier les échanges numériques, ce qui implique une nouvelle gestion des données usagers, présentes sous divers formats. Les données non structurées méritent à ce titre une attention particulière. Les décideurs du secteur public interrogés dans le cadre de cette étude mentionnent en priorité les interactions par systèmes de messagerie (mail) et les contenus papier dématérialisés, deux types de contenus en augmentation depuis ces dernières années. Sont également mises en avant les images et les interactions vocales téléphoniques.
Le principal enjeu de l’exploitation des données citoyens est donc « d’être capable d’analyser l’ensemble des données et non plus seulement un échantillon » par la majorité des décideurs du secteur public interrogés dans le cadre de cette étude.
Afin d’approfondir ce sujet et découvrir des retours d’expériences, la société SAS, l’un des sponsors de cette étude, organise le 20 juin 2013 une journée dédiée spécifiquement à « la gouvernance des données pour une gouvernance du secteur public ».
Pour en savoir plus sur l’étude « Nouvelles perspectives d’exploitation des données clients avec le big data – France, 2012-2014″ :
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Infographie – L’exploitation des données clients à l’ère du Big Data
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Alertes Administration Numérique N°5 – Vol.11
Mapping des prestataires œuvrant pour la gestion intelligente des territoires avec le numérique
19/03/13
Dans son étude « Clés de succès d’une gestion intelligente des territoires avec le numérique« , MARKESS International a mis en évidence le caractère multidimensionnel des projets « smart cities » à la fois en termes d’acteurs, de domaines ciblés (transport, énergie, éducation, santé…) et de briques technologiques. Le mapping de prestataires ci-dessous illustre la diversité des prestataires impliqués dans les projets de gestion intelligentes des territoires avec le numérique :
- Les industriels des secteurs de l’énergie, de l’eau, des transports… intervenant dans les différents champs de compétences des collectivités et pour lesquels de nouveaux usages numériques émergent,
- Les acteurs des réseaux télécoms et infrastructures comme fournisseur de services de télécommunications, nécessaires pour instaurer les pré-requis d’une ville communicante entre les objets la composant et les usagers y circulant,
- Les constructeurs, intervenant sur l’équipement matériel des villes intelligentes (capteurs, supports mobiles…),
- Les intégrateurs et SSII, intervenant pour l’intégration des différentes brique numériques de la ville et du territoire intelligent,
- Les éditeurs, fournisseurs de logiciels propres à chaque compétence des collectivités appelées à évoluer vers des usages intelligents (santé, SIG, transport, relation citoyen, gestion des réseaux…),
- Les sociétés de conseil pour accompagner les collectivités locales à élaborer une stratégie globale de leur territoire avec le numérique.
Pour en savoir plus sur l’étude « Clés de succès d’une gestion intelligente de territoires avec le numérique, France – 2012-2014″ :
Téléchargez le Référentiel de Pratiques associé
Découvrez la table des matières de l’étude réalisée sur le sujet
Cas de la Ville de Paris : dématérialisation des pièces budgétaires et comptables
21/01/13
La ville de Paris a entamé en 2010 plusieurs projets de dématérialisation dont certains sont déjà arrivé à échéance. C’est le cas de celui qui concerne la dématérialisation des pièces comptables en dépenses et en recettes. En cela, la ville de Paris se positionne en exemple pour d’autres grandes villes françaises.
Revenons sur les différents processus dématérialisés !
1- Les pièces des dépenses
Lorsqu’un fournisseur envoie une facture, cette dernière est traité par une équipe centralisée appelée centre facturier. Cette équipe est équipée de scanner industriel à gros tirage. Ils sont connectés sur la solution « Captiva » (Editeur EMC) qui crée à la fois une image de la facture et un fichier de données. Les images sont stockées dans une Gestion Electronique de Document (GED) appelée Documentum (Editeur EMC) et les données de gestion sont injectées dans le SI Financier et comptable (Editeur SAP). Ce système permet de traiter 80% des factures sont ajouts de données. Les 20% restants en plus de la validation par un agent nécessitent une ou plusieurs saisies complémentaires.
Afin d’avoir une approche durable, les comptables sont équipés de doubles écrans. Le premier permet de valider la pièce et d’en demander le paiement, le second permet de visionner les pièces dématérialisées sans les réimprimer.
Une fois validées, la ville transmet ses pièces de paiement (liquidations) au comptable, au format dématérialisé ainsi que les Pièces Justificatives (documents de marchés, calcul des révisions de prix, rib, …). Ce dernier point place la ville comme précurseur, les pièces justificatives (PJ) étant encore très peu transmises sous ce format en France. Une partie est directement générée par le SI financier et comptable de la collectivité parisienne (progiciel SAP), une autre partie est scannée et rattachée dans SAP par les utilisateurs. La nuit des programmes tournent et rapprochent dans un flux les pièces de paiement et les PJ associées.
Pour la transmission au comptable, la société CDC Fast a été retenu comme tiers de confiance. Elle assure la signature des pièces et leurs archivages. Elle transmet ensuite le flux XML vers l’application Hélios (système comptable du Ministère des Finances pour les collectivités).
Plusieurs milliards d’euros de budget annuel sont ainsi transmis tous les ans. Ce projet a permis de renforcer le dialogue avec les services de l’Etat tout en faisant économiser à chacun des acteurs de nombreux m2 d’archives afin d’éliminer certaines pièces justificatives et simplifier ainsi les procédures.
2- Les pièces de recettes
En recette, la pièce initiale n’est pas envoyée par un fournisseur. Elle est calculée dans 20% des cas (mais 80% des volumes) directement dans le système SAP. Dans 80% des cas, elle est issues des applications spécifiques ou plus anciennes qui se déversent dans SAP. On y trouve notamment la facturation de la taxe de séjour, des crèches de centres de loisirs, etc.
De la même manière, après validation des agents de la collectivité, les pièces sont transmises aux services de l’Etat en passant par CDC Fast au format XML et à destination d’Hélios. Ces pièces sont elles aussi présentes dans la GED Documentum.
3- A venir – le Budget
Ce projet entre dans le cadre du projet de l’Etat « Actes Budgétaires ». Il s’agit des documents budgétaires votés par le conseil municipal (notamment BP, DM, BS et CA). Issues de SAP, les données afférentes sont mises eu format XML et injectées dans Actes budgétaires (Ministère de l’Intérieur).
4- Portail Fournisseur
Dans la continuité de la dématérialisation des pièces financières et comptables (dont les factures), la ville de Paris va mettre en oeuvre des services en ligne au bénéfice des fournisseurs, en leur proposant un portail pour suivre différents évènements de leur relation avec la ville : paiement, mise à jour de données bancaires, réédition de factures, etc. Ce projet était uniquement envisageable après la réalisation de la première étape de dématérialisation des dépenses et de leur gestion comptable. Le logiciel du portail fournisseur est un développement spécifique réalisé par la Ville de Paris à partir de la solution open source Lutèce.
Alertes Administration Numérique N°1 – Vol.11
Informations issues d’un entretien conduit par MARKESS International avec la Ville de Paris
Le Ministère de la Justice : modernisation de l’application RH en vue du raccordement avec l’ONP
19/12/12
Dans le cadre du prochain raccordement des applications RH ministérielles à l’opérateur national de paye (ONP), chaque ministère enclenche des chantiers de modernisation et à ce titre le Ministère de la Justice vient de confier ce chantier à la société Steria qui aura notamment en charge la coordination, l’assistance au pilotage, la redéfinition des processus RH/paie, la fiabilisation des données, etc. Ce projet concerne la paye de 80 000 fonctionnaires du ministère. 1500 agents RH sont concernés au quotidien par ce changement de fonctionnement.
Source : Décideur Public
Alertes Administration Numérique N°12 – Vol.10
Cas de l’AIFE : pilote pour la dématérialisation de factures
21/05/12
L’agence pour l’Informatique Financière de l’Etat (AIFE) a sélectionné l’entreprise Econocom pour la mise en place du pilote pour la dématérialisation fiscale des factures de l’Etat. Le solution choisie sera réalisée en mode EDI et PDF avec la solution de l’éditeur Cegedim.
Source : LeMagIT
Alertes de l’administration N°5 – Vol.10
Cas du GIP-MDS : projet pour la performance applicative du site de télédéclarations
15/02/12
Le GIP-MDS est l’organisme mutualisant les projets de télédéclarations de la sphère sociale, en particulier pour les déclarations sociales d’entreprises. Face à la montée en puissance des entreprises télé-déclarantes, le GIP-MDS a décidé de lancer un projet permettant de garantir la performance du service. La solution sélectionnée (CA Technologies) permet désormais d’obtenir une vision centralisée de la performance du système d’information (détection d’incidents, réduction des délais de diagnostic…).
Enfin le GIP-MDS s’associe avec le Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables afin de répondre à la demande de simplification des démarches (loi Warsmann). L’objectif est généraliser les téléprocédures.
Source : ITR Manager et Artesi
Alertes de l’administration N°2 – Vol.10
Cas de l’ARS Ile de France : l’imagerie médicale en mode SaaS
15/02/12
Le groupement de coopération sanitaire pour le développement des systèmes d’information de santé en Ile-de-France a porté le projet « Région sans film » dont l’objectif était de mutualiser avec les hôpitaux de la région les projets d’archivage d’imagerie médicale communément appelés PACS (Picture Archiving Communication System). Ainsi a été fait le choix d’une solution en mode SaaS, déployée tout au long de l’année 2011. Financé dans le cadre d’un Partenariat Public-Privé et du Grand Emprunt, ce projet permet de mobiliser plus facilement des moyens à l’échelle régionale pour un moindre coût et une qualité des outils supérieure, de consulter des données à partir de n’importe où, de partager l’information entre professionnels afin d’éviter des examens redondants (avec leurs coûts liés) tout en accroissant la qualité des soins apportés. Ce projet a été conduit avec Orange, General Electrics et EDL. Le prestataire hébergeant les données devait au préalable être agréé par le ministère de la santé pour l’hébergement des données de santé à caractère personnel (HDSCP).
Source : Le Monde Informatique
Alertes de l’administration N°2 – Vol.10
Cas de la caisse nationale d’allocations familiales : informatisation des demandes d’aides au logement
24/01/12
La caisse nationale d’allocations familiales (CNAF) modernise son système d’information pour la gestion des demandes d’aides au logement (projet IDEAL). Elle choisit un modèle de dématérialisation externalisée. L’objectif était de centraliser la gestion des flux électroniques entrants et sortants et de les traiter directement sur ses serveurs. La CNAF a choisi le service « tiers concentrateur » de Prologue pour la centralisation des dossiers d’aide au logement échangés quotidiennement par les Caisses d’Allocations Familiales avec les organismes de l’habitat social.
Source : Silicon.fr
Alertes de l’administration N°1 – Vol.10
L’INSEE optimise la collecte des données personnelles
29/11/11
L’Insee est en charge de deux fonctions majeures qu’il a décidé d’externaliser auprès de la société Jouve afin d’améliorer les processus associés à ses missions :
- L’acquisition des données du recensement de la population (depuis 2004) : ils s’agit d’une enquête réalisée chaque année auprès de 9 millions de personnes au sein de 8 000 communes. Cet ensemble représente 13 millions de questionnaires à traiter en 8 mois (de fin février à fin octobre). L’externalisation s’est avérée opportune pour les opérations de saisie car elles sont d’une part éloignées du métier de statisticiens et, d’autre part, l’investissement dans l’acquisition en propre de solutions de lecture optique n’était pas rentable pour l’Insee. Enfin, la variation temporelle d’activités est plus facilement gérable en mode externalisé selon l’Insee. L’externalisation ne fait pas l’impasse des exigences en terme de confidentialité des données, du transport des questionnaires (sécurisation par RFID) à la transmission des résultats, du respect des délais, de consignes spécifiques, etc. Les perspectives futures seront de concilier la collecte papier des données avec l’arrivée d’une collecte par internet.
- L’acquisition des données des formulaires « papier » relatifs à la gestion du fichier électoral (depuis 2009) : il s’agit de tenir à jour un fichier centralisé des électeurs. Les flux de données entre les communes et l’Insee sont encore partiellement dématérialisés (entre 1,5 et 5 millions d’inscriptions chaque année dont 40% se font sur papier et sont ensuite envoyées aux établissements de l’Insee). Des difficultés sont ressenties dans le traitement à cause de volumes irréguliers et moins prévisibles, et des formulaires moins homogènes.
Pour accéder à la présentation de l’Insee, cliquer sur l’image ci-dessous
La caisse nationale d’assurance maladie détecte les fraudes
30/06/11
La lutte contre la fraude figure parmi les priorités de la caisse nationale d’assurance maladie (CNAMTS). La détection de cas de fraudes (usage de faux, falsifications, actes fictifs…) reste un exercice plus ou moins complexe selon l’envergure locale ou nationale de la fraude, selon le nombre d’acteurs concernés… Le processus traditionnel de répression des fraudes comporte des analyses, des investigations en chambres, des investigations sur le terrain, un diagnostic qui aboutit à un contentieux. Les outils statistiques à partir de solutions fournies par la société SAS interviennent :
- au service de la détection (dispersion des valeurs des indicateurs par rapport à la moyenne, recherche d’atypie par rapport à une moyenne nationale… et enfin le datamining en modélisant des comportements frauduleux) ;
- au service de la mesure d’impacts des actions (estimations des économies réalisées…).
Visionner la vidéo de l’intervention d’un représentant de la CNAMTS (45 min environ)

