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L’open data, vecteur de la gestion intelligente des territoires ?
4/05/12
MARKESS International mène actuellement une étude, dédiée aux collectivités locales sur le thème de la « gestion intelligente des territoires avec le numérique »(*). Cette étude explore les initiatives innovantes, en lien avec la maîtrise énergétique et environnementale, l’aménagement économique, la gestion des modes de transports, la sécurité sur le territoire, l’éducation et l’enseignement, la santé et l’insertion sociale, la relation aux usagers, le mobilier intelligent dans la ville…
- Quels leviers permettent d’amorcer une démarche de gestion intelligente des territoires ?
- Quel rôle de l’open data dans le développement de services innovants ?
- Quels collectivités, industriels, prestataires informatiques…sont impliqués dans ces projets ?
Pour contribuer à cette réflexion, MARKESS International vous invite à répondre au questionnaire adapté à votre profil :
- Vous êtes décideur au sein d’une collectivité locale ou d’un organisme rattaché, cliquez ici
- Vous être prestataire informatique ou industriels au service de collectivités, cliquez ici
Aurélie Courtaudon, analyste en charge de l’expertise sur le secteur public présentera les premiers résultats de l’étude « Facteurs clés de succès d’une gestion intelligente des territoires avec le numérique » lors du Congrès annuel du Coter Club le 5 juin à Béziers.
* La gestion intelligente des villes et territoires avec le numérique est une notion émergente aujourd’hui, mais se manifeste déjà par des actions variées, tant sur la forme (acteurs impliqués, type de partenariats…) que sur le fond (périmètres et domaines adressés avec par exemple le développement économique, la gestion énergétique et environnementale, les services aux usagers, les transports, la santé, l’éducation, la sécurité et la gestion des risques…).
Cette démarche a pour objectifs majeurs :
- la prise de décisions éclairée des décideurs œuvrant au service d’un territoire ;
- l’accès et la participation simplifiés des usagers aux services de la collectivité ;
- l’attractivité du territoire et le développement durable et responsable des missions de la collectivité.
Ouverture des données publiques : cas du conseil général de Loire-Atlantique et de Bouches-du-Rhône Tourisme
16/04/12
De nouvelles collectivités locales ont initié leurs démarches d’ouverture des données publiques, chacune selon des jeux de données précis :
- Le conseil général de Loire-Atlantique a mis en ligne le portail data.loire-atlantique.fr depuis lundi 2 avril 2012, où figurent plus de 150 jeux de données : action sociale, espaces naturels sensibles, projets éoliens, sentiers pédestres, routes, budgets, subventions. La mise en œuvre technique de la plate-forme technique a nécessité un investissement de 8 000 euros.
- Bouches-du-Rhône Tourisme, en collaboration avec le conseil général des Bouches du-Rhône, ouvre les données publiques du tourisme (annuaires des hôtels, restaurants, sites culturels, parcs de loisirs, manifestations…) avec le lancement du site data.visitprovence.com. Secteur incontournable de ce territoire, le tourisme pourrait ainsi être dynamisé grâce à la création d’applications touristiques.
Source : lagazette.fr et decideo.fr
Alertes de l’administration N°4 – Vol.10
L’open data à Nantes : freins au développement
16/03/12
Le projet open data de la ville de Nantes connaît quelques difficultés. Actuellement seuls 4 applications réalisées à partir des données ouvertes sont connues : dentistes de garde (données transports pour indiquer comment aller chez le dentiste le plus proche), Parking Nantes (nombre de places disponibles dans les parking de la ville), NaonedBus (informations utiles sur les transports nantais), Equip’Nantes (équipements de mobilité (parkings, parkings relais, aires de co-voiturage, etc). Parmi le principal frein évoqué au développement d’un plus grand nombre d’applications figure l’attente de l’appel à projets que doit publier la ville de Nantes mais jusqu’alors repoussé depuis novembre 2011. La raison serait une absence de budget débloqué à l’appui de la politique open data.
Source : EntrepreNantes
Alertes de l’administration N°3 – Vol.10
Nouvelle initiative de la mission Etalab : une plate-forme collaborative pour l’écosystème français de l’open data
16/03/12
La mission Etalab propose désormais un complément à son site data.gouv.fr avec le lancement de « Data Connexions », un espace collaboratif qui doit servir de plate-forme centrale fédératrice à l’ensemble de l’écosystème français de l’open data. Cette initiative vise à favoriser les échanges et faire éclore les applications et les services. L’open data est clairement perçue comme un vecteur d’innovation et un levier économique pour le numérique en France. En ce qui concerne le financement de « Data Connexions », le projet bénéficie d’un budget de 600 000 euros sur l’année, financé pour moitié par Etalab, le reste par des partenaires. Se seraient associés également à cette initiative, des sociétés comme Google, Salesforce, Microsoft, Orange ou encore Exalead ainsi que des établissements clés en France comme la SNCF.
Source : MagIT
Alertes de l’administration N°3 – Vol.10
L’administration numérique : chantiers clés et défi du « big data »
12/03/12
L’administration numérique fait très souvent référence aux modes d’interactions via le web mis en place pour les usagers, mais c’est sans compter sur les nombreuses adaptations requises en interne pour proposer ces services innovants. Ainsi, l’administration numérique peut être abordée comme un ensemble de chantiers en interrelation : il s’agit à la fois de proposer de nouveaux services aux usagers (citoyens, entreprises, agents…) mais aussi d’adapter les infrastructures et les systèmes d’information sous-jacents, sans lesquels les nouveaux services ne peuvent être déployés. Ce projet d’ensemble prend alors sens au service de la performance des administrations françaises, confrontées à un contexte budgétaire et financier difficile.
De manière générale, les chantiers numériques apparaissent désormais moins morcelés et font partie intégrante d’une stratégie d’ensemble au service du « concept d’administration numérique ». Si les chantiers prioritaires des décideurs du secteur public se maintiennent depuis ces 5 dernières années, les enjeux d’hier ne sont cependant plus ceux d’aujourd’hui. En effet, ces chantiers clés doivent satisfaire à des besoins de plus en plus sophistiqués avec notamment :
- Des projets de dématérialisation évoluant actuellement vers la dématérialisation de bout en bout, de processus incluant différents métiers, d’où découlent également des enjeux de conservation dans le temps et de sécurisation des documents dématérialisés ;
- Une relation numérique à l’usager prenant une dimension interactive et participative (réseaux sociaux, temps réel avec l’essor de terminaux mobiles intelligents…) et la possibilité d’effectuer des demandes en 24/7, grâce aux services en ligne dématérialisés et en situation de mobilité;
- L’implémentation de solutions décisionnelles et de gestion de l’information afin de mettre en relation des données transversales, issues de différents environnements métier, à des fins analytiques ou encore de partage des données jusqu’alors redondantes au sein de systèmes d’information dissociés.
Face à ce constat le secteur public français représente, sans conteste, un vaste ensemble où circule un volume important de données et d’informations (mails, données métiers, documents bureautiques, web …). Présentes sous des formats divers, à la fois numérique et papier, structurées ou non structurées, la gestion de ces données n’est pas évidente au premier abord. En outre, l’essor de la dématérialisation, boostée notamment par une législation incitative, renforce ce constat, ainsi que la politique d’ouverture des données publiques. Cette croissance exponentielle des contenus numériques posent la question de la gestion de ces données, à la fois sous l’angle de la qualité, de la sécurité, de la gestion de leur cycle de vie ou encore de leur traitement. Encore peu pris en compte au sein des administrations dans son ensemble, la gestion de l’information devrait retenir l’attention des décideurs dans les années à venir sous réserve de leur disponibilité budgétaire pour conduire ce type de projets :
- Dans le contexte de la relation usager, le traitement des demandes peut nécessiter l’intervention de différents services de l’administration, qui ont, alors, des besoins de partage de données grâce à des référentiels transversaux, permettant d’éviter les redondances d’informations au sein de différents systèmes informatiques ;
- Dans le contexte de la gestion interne, des besoins se font ressentir en terme de collaboration autour de documents produits très souvent avec l’intervention de plusieurs services ou encore de recherche d’information utile en temps voulu ;
- Des enjeux autour de la sécurité se font aussi ressentir, en termes de droits selon des profils utilisateurs, mais aussi en termes de partage avec des partenaires externes ou en situation de mobilité.
Pour en savoir plus, téléchargez la table des matières de l’étude
« Bilan et perspectives des logiciels et services IT dans l’administration française 2011-2013″
Alertes de l’administration N°3 – Vol.10
Décret quant à la diffusion des données cadastrales
15/02/12
Un décret en date du 18 janvier 2012 précise les données autorisées à être diffusées dans le cadre de l’accessibilité sur internet aux plans cadastraux mais aussi les modalités de délivrances des données cadastrales. Ainsi les données peuvent être délivrées par courrier électronique ou via une application informatique à accès contrôlé satisfaisant aux exigences de la CNIL. Les données Librement diffusables sont les références cadastrales, l’adresse ou, le cas échéant, les autres éléments d’identification cadastrale des immeubles, la contenance cadastrale de la parcelle, la valeur locative cadastrale des immeubles, ainsi que les noms et adresses des titulaires de droits sur ces immeubles. Les données exclues sont la date et le lieu de naissance du propriétaire, les motifs éventuels d’exonération fiscale. Enfin, le nombre de demandes effectuées par un même usager est limité à cinq par semaine et à dix par mois civil (sauf quand il s’agit de ses propres biens).
Source : Légifrance
Alertes de l’administration N°2 – Vol.10
Ouverture du portail de données publique : data.gouv.fr
19/12/11
Depuis le 5 décembre 2011, 350 000 données publiques sont désormais accessibles gratuitement depuis la plate-forme d’ouverture en ligne des données publiques Data.gouv.fr. Cette première version du portail signe la version réutilisable des données qui étaient, jusqu’alors, seulement consultables. De nouvelles données, non publiées à ce jour, seront également consultables (répartition des effectifs des administrations centrales et à l’étranger, les données d’activités des services fiscaux depuis 2004…). La prochaine étape consiste à placer des espoirs dans la réutilisation de ces données par des développeurs imaginatifs pour créer des services innovants à destination des usagers. Le collectif « Regards Citoyens » relève que certaines donnés sont encore sous format propriétaire et ne pourront donc être réutilisées qu’avec les bons outils en regard. A ce titre le référentiel général d’interopérabilité fixe pourtant le cadre favorisant l’interopérabilité au sein des administrations mais reste à l’état de « recommandations » et n’est donc pas obligatoire.
Quid également d’outils en ligne pour la visualisation, la corrélation, le croisement de données pour tout citoyen ? De nombreux usages sont à inventer autour pour en voir tous les bénéfices.
Source : Acteurs Publics et Le Blog Tic Maires de Grandes Villes
Alertes de l’administration N°22 – Vol.9
Lancement par la commission européenne de sa stratégie open data
19/12/11
La commission européenne a lancé sa stratégie d’ouverture des données publiques, avec en perspective la génération de 40 milliards d’euros au bénéfice de l’économie en Europe. La commission européenne souhaite mettre à profit la « mine d’or » qui sommeille au sein des administrations européennes : des collections de données produites et collectées dont il faut tirer parti. A ce titre, elle va déployer son propre portail d’ouverture des données publiques et conduire des actions pour booster l’ouverture des données au sein de l’Union. Cent millions d’euros seront attribués sur la période 2011-2013 pour développer des technologies de valorisation des données.
Source : Europa
Alertes de l’administration N°22 – Vol.9
Les données publiques du conseil général de Saône-et-Loire dans le cloud
19/10/11
Le conseil général de Saône-et-Loire a ouvert son portail de données publiques et affiche sa volonté de se différencier en ouvrant toutes les données publiables dans le cadre de la loi tout en facilitant la visualisation pour tout citoyen, aspect qui ne serait, a priori, pas encore couvert par les pionniers de l’open data (Rennes, conseil général de la Gironde, Paris…). D’autre part, la plate-forme sélectionnée pour supporter ces données est une solution en mode cloud. Un écosystème d’innovation étant sensé se développer à terme autour de la réutilisation de ces données, que doit-on penser de la sécurité de ces données dans les nuages ? Ce débat renvoie au projet en préparation de l’Etat qui souhaite créer une offre « cloud » entièrement française pour éviter que les données des administrations publiques et des champions industriels français soient hébergées par des sociétés étrangères (voir « prémices d’un consortium pour un cloud computing sécurisé en coopération avec l’Etat »). Si ce choix technique facilite l’ouverture rapide d’un portail de données, les questions inhérentes aux aspects sécuritaires devront être soulevées.
Source : Revue Réseau TIC
Alertes de l’administration N°18 – Vol.9
Intervention du chef de projet open data au Royaume-Uni
30/09/11
Le projet open data au Royaume-Uni est déjà bien avancé en comparaison avec la France, le portail data.gov.uk commence à fournir des données publiques, comme certaines dépenses de l’Etat. Le chef de ce projet, Nigel Shadbolt, revient sur les ambitions de cette initiative : laisser accéder librement les citoyens aux données publiques comme les développeurs et utilisateurs ont accès au code d’un logiciel open source. A titre d’exemples, il s’agit de leur permettre de visualiser « les incidents médicaux ou les profils des chirurgiens dans un hôpital, mais aussi de connaître les crimes commis dans un lieu précis ». Cette démarche implique « d’utiliser des formats standards et ouverts », pour que le plus grand nombre puisse en profiter. Enfin, l’objectif ultime serait que la communauté puisse améliorer la qualité des informations partagées (crowdsourcing). Par exemple, les citoyens peuvent venir rectifier la position exacte d’un arrêt de bus ou ajouter des données qui ont pu échapper à la vigilance des pouvoirs publics.
Source : Le Journal du Net
Alertes de l’administration N°17 – Vol.9



